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3 septembre 2007 1 03 /09 /septembre /2007 00:00

A l’occasion de la sortie du mini CD "Woodan Heerst" au printemps dernier et de leur venue prochaine au Cernunnos - Pagan Fest 2007, voici une longue interview de Heidevolk, et plus particulièrement de Joris (chant).
Merci du temps passé à répondre (tout l'été :) )

1/ Tout d’abord, commençons par la traditionnelle présentation du groupe : peux-tu nous dire d’où vient Heidevolk, le parcours du groupe, et où vous en êtes aujourd’hui ?

Heidevolk a démarré en 2002. A cette époque, il y avait pas mal de monde dans notre coin qui partageaient des idées similaires : jouer de la musique inspirée par la nature, l’histoire de notre région et la mythologie germanique.
L’écriture de morceaux est venue rapidement, suivi de quelques scènes. Notre tout premier concert avait un groupe français en tête d’affiche, Nydvind !
Jusqu’à aujourd’hui, nous avons joué une centaine de fois, dont deux tournées européennes avec Kampfar et Gernotshagen respectivement. Avec les années, il y a eu quelques changements de line-up, et notre concept a évolué vers une perspective plus « pagan » des choses.
Nous avons réalisé notre premier album “De strijdlust is geboren” en 2005, et le mini-CD “Wodan heerst” cette année.
Pour moi, l’honneur d’ouvrir pour Normaal lors du concert de leur 30e anniversaire est un bel accomplissement. Mais le plus grand est quand même d’avoir un groupe de gens qui apprécient vraiment notre musique, notre message, nos concerts. Nous sommes vraiment, vraiment reconnaissant de cela, car il n’y a rien de plus important.

2/ Que signifie votre nom ?

Heidevolk signifie “people of the heath land” (le peuple de Heath). L’idée est venu à l’occasion d’une randonnée. « Heath land » symbolise pour nous la combinaison de la nature et d’une culture ancienne. Ces deux influences forgent nos personnalités, et donc notre musique.

Et d’une manière plus générale, que signifie pour vous l’utilisation du hollandais dans vos textes ?

Comme le disait Driek van Wissen, “la langue est le véhicule de la pensée”. La langue avec laquelle nous parlons et pensons est le hollandais (Dutch), il est donc naturel d’exprimer nos idées et sentiments dans cette langue, racine de notre culture et de nos âmes. Nous sommes très fiers de notre héritage culturel, donc quelle langue serait meilleure que le hollandais pour nos chansons ?
Notre langue possède des sons assez spécifiques, et d’autres particularités, je pense donc que chanter en hollandais signifie pour nous : transformer nos pensées en mots de la façon la plus pure possible, hé, hé, hé.

Tous vos textes sont-ils originaux, ou reprenez-vous des chansons traditionnelles ?

A l’exception de “het Gelders volkslied” (Jan van Riemsdijk) et de “Vulgaris Magistralis” (Normaal), nous écrivons tous nos textes.

3/ Comment définissez-vous votre musique ?

Pour être honnête, je préfèrerais laisser ça à nos auditeurs. Mais Heidevolk est pour moi l’essence musicale des sentiments que nous éprouvons pour notre histoire, la nature, les mythes et légendes de notre région. Lourde et épique, furieuse de temps en temps, avec un soupçon de mélancolie ici ou là. Mais il y a aussi de l’humour et de l’ironie, de l’auto-dérision. C’est assez diversifié, et je pense que c’est bien comme ça, et même essentiel pour nous. Il est naturel pour nous d’explorer toutes ces choses, parce qu’elles font partie de nos personnalités.

Musicalement, nous avons été comparé à pas mal de groupes ces dernières années. Sans prétendre au même niveau que les grands comme Otyg, Skyclad, Isengard ou même le Bathory époque viking, je pense que nous nous situons plus ou moins dans la même catégorie musicale. Le nouvel album sera un peu plus rapide, légèrement plus technique et en même temps nettement plus folk. Je suis déjà impatient de voir avec qui nous serons comparé après sa sortie, hé, hé, hé. Bon, de toute façon, faites-vous votre propre opinion…

Quelles sont vos influences musicales, en metal ?

Nous avons tous des backgrounds musicaux très divers. Reamon (guitare) écoute principalement du power metal, Sebas (guitare) a un parcours plutôt punk/grunge alors que Mark (chant) prend tout ce qui passe du black metal au grindcore. Joost (batterie) et Rowan (basse) ont une préférence pour le black/death. Moi-même (Joris, chant) j’écoute surtout du pagan metal et du black mid-tempo.
Evidemment, Heidevolk n’est pas un amalgame de tous ces styles, mais il est raisonnable de penser que nos préférences musicales individuelles influencent l’écriture des morceaux. A l’exception du grindcore, bien entendu :)

Et en musique folk, y’a-t-il des groupes qui vous inspirent ?

Je n’irai pas jusqu’à dire que des groupes folk nous inspirent vraiment, mais nous aimons tous la musique folk. J’écoute des trucs comme les Dubliners, Rapalje, Boudewijn de Groot et Hedningarna. Nous sommes plus inspires par le style folk et le feeling en général que par des groupes en particulier.

4/ Comment vous situez-vous sur la scène Pagan ?

Je pense qu’aucun de nous ne considère le pagan ou le folk metal comme un style purement musical. Dans quelle mesure chacun de nous se considère comme païen… et bien cela varie, mais nous partageons tous un profond respect pour notre héritage et tirons une grande partie de notre inspiration (pas simplement musicale) de nos ancêtres et leurs croyances. C’est exactement ce que nous essayons de transmettre dans notre musique. Heidevolk n’est pas tant un groupe religieux qu’un groupe culturel, vraiment.

Est-ce que tous les membres du groupe partagent la même façon de penser ?

Pas du tout. Nous avons des musiciens de toutes les conditions sociales et de tous les ages (en quelque sorte). Vu de l’extérieur, je suis sur que nous nous ressemblons tous, mais nous sommes vraiment différents…

5/ Comment composez-vous ? Comment écrivez-vous vos morceaux ?

Tout le monde contribue. Tout le monde est impliqué, avec des avis tranchés. Ca mène parfois à des conflits, mais au final le produit proposé est toujours quelques chose dans lequel chacun se reconnaît à 100%

6/ Quels est le thème abordé dans le premier album ?

Il n’y a pas un concept unique et central. Les paroles du premier album traitent de la mythologie, l’histoire de notre région et la nature, principalement.

Quelles sont les idées ou sentiments que vous souhaitez partager et transmettre ?

Nous voulions transmettre l’inspiration qui nous vient des sujets évoqués précédemment. Un sentiment de fierté, de fraternité, d’amour de la nature, ce sont les choses qui me viennent à l’esprit quand j’écoute cet album, et j’espère que nous avons réussi à créer cette atmosphère pour les autres auditeurs !!

7/ L’album a reçu de bonnes critiques, mais quelles sont les réactions du public ?

Heureusement, il semble que notre musique accroche bien en live. On a de la chance, ce n’est certainement pas la plus difficile ni la plus virtuose, mais quand il s’agit de headbanger, le fun est là hé, hé, hé !

8/ Et avec le recul, comment jugez-vous cet album ?

Je pense que c’est un album très honnête. Quand je le réécoute aujourd’hui, je revis l’écriture des morceaux, l’enregistrement de l’album, et je me souviens de la passion et du plaisir que nous avons eu, et qui sont toujours là. Pas mal de choses ont changé depuis. Nous avons amélioré notre connaissance musicale, des gens sont partis et d’autres arrivés, il faut donc voir cet album dans son contexte. Même si nous en sommes toujours satisfaits, nous savons que nous aurions pu mieux faire. Et c’est exactement ce que nous espérons réussir avec le prochain.

Qu’est-ce que le groupe en a retiré ? Avez-vous tous les concerts que vous attendiez ?

Quand nous sommes sur scène, ce n’est pas juste une question de musique. Ce n’est pas juste chanter des chansons, jouer la bonne corde, frapper la batterie comme il faut. C’est amener un feeling et créer une atmosphère. C’est traduire nos sentiments dans une performance, transmettre notre énergie au public. Quand nous y arrivons, quand le public ressent ce que nous essayons d’exprimer et prend du plaisir à nous écouter et nous voir jouer, nous recevons la plus grande satisfaction qu’un artiste scénique puisse désirer.
Nous avons bien plus d’offres de concerts que nous en rêvions quand nous avons commencé le groupe. Bien sur, le metal folk devient plus populaire ces derniers temps, il semble que notre timing soit le bon hé, hé, hé.

9/ Pouvez-vous nous donner quelques informations sur le nouvel album ?

Le nouvel album inclura la chanson Wodan Heerst (NDLR : du mini CD sorti ce printemps), légèrement remixée, avec six morceaux metal et trois morceaux folk. Avec le recul, la plupart des chansons traitent du « sacrifice pour un but plus grand ». Ce n’était pas prémédité à l’écriture des textes, mais ça c’est venu comme ça.

10/ Quand pouvons-nous l’attendre ?

L’enregistrement, le mixage et le mastering sont terminés, l’artwork est en bonne voie, nous attendons désormais pour voir si des labels seraient intéressés. Sinon, nous le sortirons nous-même comme les deux précédents. Je suis quand même assez confiant sur l’obtention d’un label.

11/ Comment voyez-vous l’avenir du groupe ?

Et bien… Nous aimons vraiment tous jouer sur scène, donc nous voulons faire autant de concerts que possible, et explorer des mers inconnues. Nous espérons traverser l’Atlantique un jour, et jouer au Vinland ! Pour moi, partager la scène avec des groupes que j’aime et avoir l’opportunité de rencontrer des gens comme ça est très motivant. J’espère que nous continuerons à faire ça pendant longtemps, hé, hé, hé.

Musicalement, je ne sais pas ce qui se passera. Nous avons maintenant un line-up stable et bien rodé, après deux ans de changements multiples, et j’espère que la synergie entre les membres du groupe donnera une nouvelle vigueur, une grande productivité et des idées originales. Mais je ne sais pas comment ça va sonner, hé, hé, hé.

12/ Comment voyez-vous votre future évolution musicale ?

Il y a tant de voies d’évolution possible, je ne sais pas ce que l‘avenir nous réserve. Nous voudrions explorer plus en profondeur le territoire folk, utiliser les voix de manière différente et approfondir notre style d’une manière générale. Nous allons continuer à faire ce que nous faisons le mieux, et que nous aimons le plus. Nous verrons ce que les Nornes nous réservent !

13/ Merci !

Merci pour l’interview !

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7 mai 2007 1 07 /05 /mai /2007 00:00

1/ Désolé de t'interrompre dans l'enregistrement de ton album...
Au cas, bien improbable, où certains lecteurs ne te connaîtraient pas, peux-tu nous décrire ton parcours musical ?

Ok, mais au risque de te décevoir, je dois dire que mon parcours musical n'a rien d'original et ressemble j'en suis sûr à celui de beaucoup de musiciens guidés et tourmentés par la passion de l'art et de la création. En voici néanmoins quelques moments essentiels.
Le premier enregistrement officiel auquel j'ai participé remonte à 1997, c'était avec Clair Obscur sur l'album 'Sombre revelations'.
L'aventure s'est terminée quelques temps après la sortie du CD, et j'ai alors créé Cromlech avec deux autres musiciens. Le groupe pratiquait un pagan black metal guerrier et mélodique influencé par Mithotyn, Isengard ou Borknagar.
Suite au départ du batteur quelques mois plus tard, Cromlech est devenu un duo et, à défaut de trouver un remplacement valable, c'est sous cette forme que deux démos ont vu le jour ('Par le Feu et le Sang' en 2001 et 'Invoking the Pagan Ages' en 2003) avant qu'il ne soit décidé de mettre un terme aux activités du groupe.
Cette décision a tout d'abord été motivée par une certaine lassitude et l'impossibilité de trouver des musiciens motivés et compétents, et ensuite par l'apparition de sérieuses divergences musicales et conceptuelles au sein du groupe, ce qui m'a finalement amené à fonder mon propre projet : Many Moons Ago.

2/ Comment est né le projet 'Many Moons ago', dans quel but, avec quels objectifs ?

Many Moons Ago est donc né des cendres de Cromlech, que je considère avec le recul comme un apprentissage, un passage obligé, sans lequel ce nouveau projet n'existerait probablement pas.
Ces deux entités n'ont pas beaucoup de points communs, mis à part le fait qu'il s'agit de metal extrême fortement teinté de paganisme. La différence majeure est que ce projet me permet de créer la musique qui me plaît sans rendre de comptes à personne, alors qu'auparavant il fallait souvent laisser des idées de côté et faire des compromis avec les autres membres du groupe. C'est l'avantage qu'offre un one man band.
Many Moons Ago est donc pour moi un espace de liberté, l'expression de ma vision personnelle des temps anciens, vision empreinte de tristesse et de nostalgie, où les seules limites sont celles de mon imagination.

3/ La démo mêle plusieurs influences, black, heavy, guitare folk, quelles sont tes diverses sources d'inspiration ?

La multiplicité des genres et le spectre musical effectivement assez large déployés sur 'Of Mourning and Standing Stones' découlent de ce sentiment de liberté et reflètent naturellement mes goûts. J'écoute en effet beaucoup de choses différentes, et selon mon humeur, cela peut être du heavy des 80s, du metal extrême, du rock, du folk, du progressif, de la musique classique, ... Bref, un panel d'influences variées qui ressortent à l'écoute de la démo.

Celle-ci a d'ailleurs été vraiment bien accueillie en France ainsi qu'à l'étranger et, pour répondre directement à la question, beaucoup de chroniques ont fait des comparaisons très flatteuses (Iron Maiden, Enslaved, Empyrium, Ulver, Satyricon ou encore Opeth sont les noms qui reviennent le plus souvent), et d'autant plus pertinentes que j'aime beaucoup tous ces groupes.

L'idée au moment de composer ces morceaux était d'élargir mon horizon musical et relever le défi d'aborder des styles différents tout en restant crédible et intègre quant aux thèmes développés. Dans la mesure où je n'avais plus l'impression d'être prisonnier d'un style en particulier, j'ai simplement suivi mon instinct et laissé parler ma créativité. L'inspiration a été au rendez-vous et les morceaux sont venus assez facilement.
J'avoue que je suis plutôt satisfait du résultat, car, même si tout n'y est pas parfait, 'Of Mourning and Standing Stones' montre que Many Moons Ago possède déjà une démarche et une identité qui lui sont propres. Ce qui, face au paysage musical actuel qui tend à l'uniformisation et la consommation de masse, est suffisamment rare pour être souligné, non ?

3/ Comment vois-tu 'Many Moons Ago' par rapport à la scène Pagan/Folk ? Est-ce que tu t'y intéresses ?

J'essaie bien sûr de jeter une oreille sur tout ce qui se fait mais, honnêtement, il n'y a pas beaucoup de nouveaux groupes qui retiennent mon attention, et c'est aussi vrai pour le viking/pagan/folk etc...
Il y a d'un côté ceux qui pensent que le paganisme se résume à agiter des épées en plastique dans la forêt et de l'autre ceux qui abusent du côté festif de la chose. Or je ne me reconnais ni dans le 'pouët pouët metal' ni dans le 'happy bontempi metal'.

L'approche de Many Moons Ago repose plutôt sur la poésie, la mélancolie et la nostalgie, ce qui musicalement se traduit par des morceaux assez longs au sein desquels s'entremêlent passages agressifs et moments d'accalmie, qui se succèdent comme dans une quête perpétuelle de l'équilibre et de l'harmonie, telle qu'exprimée dans la sagesse ancienne...

4/ Comment s'est déroulé la préparation puis l'enregistrement de cette démo ?

Le processus de composition en lui-même peut être plus ou moins long. Je pars en général d'un thème central ou d'une idée de texte et je prends une guitare acoustique pour écrire les mélodies principales et les temps forts du morceau, avant de rajouter les parties metal. Quand l'ossature est bien définie, il reste à programmer la boite à rythmes, que j'enregistre en premier. Viennent ensuite se greffer les rythmiques, la basse, puis les voix, et enfin les soli. Tout se passe dans mon propre home studio, c'est plus confortable et moins stressant qu'un studio traditionnel, d'autant que, grâce aux logiciels actuels, on peut obtenir un résultat tout à fait correct sans investir des fortunes...

5/ Dans ma chronique, je déplorais la production, mais j'ai lu ailleurs que cette production 'raw' était tout à fait adaptée à l'attitude black metal. Voici donc ton droit de réponse, comment veux-tu te situer ?

Tu as tout à fait le droit de penser ça mais je dois dire que je ne partage pas ton avis.
Comme l'ont dit la majorité des chroniques, je trouve le son du CD propre et clair et bien adapté au style épique de Many Moons Ago. Tous les instruments sont audibles et mettent en valeur la spontanéité, l'originalité et la fraîcheur des compositions.
Et de toutes façons, il ne faut pas oublier qu'on parle ici d'une démo, ça n'a pas donc beaucoup de sens de s'attarder sur la qualité du son. Personnellement, je ne crois pas qu'il faille juger un disque à sa production, mais à ses qualités musicales avant tout. Un gros son n'est pas un gage de réussite artistique, c'est même de plus en plus souvent le contraire aujourd'hui. C'est vrai pour tous les styles, et en particulier pour le black metal, où c'est l'ambiance qui doit primer avant tout. Et de ce point de vue là, 'Of Mourning and Standing Stones' est à mon sens plutôt réussi et le MCD qui sera bientôt disponible ne sera pas très éloigné de la démo...

6/ De quoi parlent les textes, quelles sont les idées que tu souhaites partager avec ce projet ?

Comme je l'ai dit plus haut, mon propos avec Many Moons Ago est de voyager dans le temps vers une période unique de notre histoire, d'en découvrir la spiritualité et l'essence profonde et de s'en inspirer dans cette vie et cette triste époque qui est la nôtre. Car c'est un fait : malgré les efforts répétés des usurpateurs judéo-chrétiens, l'ancienne religion n'a pas complètement disparu, elle a traversé les siècles jusqu'à nous et reste porteuse d'un message fort et prégnant, à un degré que la société 'moderne' ne soupçonne même pas.

Il est donc assez logique que mes textes laissent transparaître une critique et un rejet total de ces religions du désert parasites et hypocrites, et de leurs vastes campagnes d'éradication et de 'décervelage', qui sont responsables du fait que depuis 2000 ans la plupart des européens ont oublié qui ils étaient réellement.

Un autre aspect important du concept textuel de Many Moons Ago repose sur ma perception à la fois nostalgique, poétique, cosmique et philosophique des rapports entre l'homme, la nature et l'univers. Le morceau 'Shadows Dance Across the Past' par exemple s'inspire de la mythologie celte pour décrire la fin du monde actuel vue par les anciens dieux, tandis que 'Flowers of Immortality' évoque lui la relation particulière à la mort qu'avaient nos ancêtres, leur croyance en la survie de l'âme et l'existence d'un Autre Monde.

7/ Quels sont les projets futurs pour Many Moons Ago ? recherche d'une production ? D'une distribution ?
Et, éventuellement, tes projets en dehors de Many Moons Ago ?

Des contacts ont en effet été pris depuis quelques mois avec plusieurs labels pour distribuer 'Of Mourning and Standing Stones', par contre à l'heure où j'écris ces lignes je ne sais pas encore exactement ce qui va se passer avec l'album qui est en cours d'enregistrement. Mais vu la qualité des nouveaux morceaux, je suis assez confiant et serein.

8/ Tu sais (peut-être) que 'Les acteurs' ont pour vocation de faire jouer un maximum de formations françaises : existe-t-il la possibilité de voir un jour Many Moons Ago sur scène ?

Il faut dire tout d'abord qu'avec des morceaux qui oscillent entre 10 et 15 minutes en moyenne, la musique de Many Moons Ago n'est pas vraiment taillée pour la scène.
Un concert me paraît donc hautement improbable dans l'état actuel des choses, mais ce n'est pas complètement exclu. Je considère Many Moons Ago comme un projet studio avant tout et ça me convient tout à fait pour le moment. Cela permet de plus de laisser planer le mystère, et c'est quelque chose qui je trouve fait défaut à beaucoup de groupes aujourd'hui.

9/ Comment vois-tu l'évolution du projet sur de prochains enregistrements ?
Y'a-t-il des domaines inexplorés sur cette démo qui pourraient être développés plus tard ?

Je ne me fixe aucune limite, je continuerai donc d'expérimenter et d'oser, car ça ne m'intéresse pas d'enregistrer deux fois la même chose. Dans le futur, il y a ainsi des chances que les passages acoustiques et l'électronique prennent de plus en plus de place dans la musique de Many Moons Ago...

10/ Je n'ai pas trouvé de site web de 'Many Moons Ago', est-ce une volonté ou un manque de temps ?

Non c'est vrai, il n'y a pas encore de site officiel, tout simplement parce que la musique me prend tout mon temps ! J'espère pouvoir arranger ça prochainement, mais je ne veux pas me précipiter et bâcler le travail...

11/ Si tu veux rajouter quelque chose, n'hésites pas...

Je tiens à te remercier pour cet entretien, ainsi que tous ceux qui m'ont témoigné leur intérêt et leur soutien. N'hésitez pas à envoyer vos questions/critiques/insultes à a3s6a6t6r3u (at) aol.com et surtout soutenez l'underground !

Merci à toi, et bon enregistrement, on a hâte d'écouter le résultat !

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